Aujourd’hui, je décortique cinq images réalisées en studio avec un ou plusieurs flashs installés en déporté. Cinq exercices imposés dans le cadre d’une formation aux Gobelins, l’école de l’image. A chaque fois, nous avons quelques minutes pour préparer notre scène et shooter.

Pour cette prise de vue, je suis dans une pièce sombre et sans ouvertures, et je dois réaliser un portrait en donnant l’illusion que le modèle regarde à travers une fenêtre. Je place donc une large boîte à lumière en latéral et envoie pas mal de puissance. La boîte à lumière adoucit les ombres, tout en permettant de ramener du détail sur le pull noir qui se décroche ainsi du fond.
Ici, je dois faire un portrait en donnant l’impression que le modèle n’est éclairé que par des bougies. J’en place quelques unes sur une tablette et installe une petite boîte à lumière (20x30cm) en contre plongée, hors champ, pour amener un peu de luminosité. J’installe un filtre orange dans la boite à lumière pour corriger la température de couleur et me rapprocher du halo naturel d’une bougie. Je dirige la zone d’impact de la boîte à lumière avec une plaque de carton plume noir pour que la lumière du flash ne déborde pas à droite des bougies.
Pour cet exercice, je dois réaliser un portrait devant une fenêtre, tout en conservant un liseré de lumière à l’arrière du visage. Je ne peux donc pas envoyer de lumière pleine face, cela aplatirait tous les jeux d’ombres. J’utilise un seul flash en latéral, pas trop puissant pour conserver cet effet de contraste sur le visage ainsi que l’ambiance lumineuse de cette fin de journée.
Nous sommes ici en extérieur. L’exercice se déroule en décembre, il est 18h passées, la nuit est tombée, d’autant qu’il a plu toute la journée. Je dois simuler une photo prise aux alentours de 14-15h, lors d’une journée ensoleillée du mois de juin. À cette période, le soleil est puissant, j’utilise donc deux flashs en plongée, dont l’un est monté sur un snoot avec grille nid d’abeille (pour des ombres plus dures). Il aurait toutefois été judicieux de faire retirer son manteau à Chloé pour davantage de crédibilité…
Pour cette dernière image, je dois réaliser un portrait plus libre. J’imagine un univers assez froid entre la science fiction et l’image de synthèse. Je plonge la pièce dans l’obscurité la plus totale, car je souhaite mettre en avant le visage et le col de Chloé sans éclairer l’arrière plan. J’utilise trois flashs. Une petite boîte à lumière avec filtre bleu en contre-plongée sur la droite, un flash avec snoot et grille nid d’abeille en latéral sur la gauche, et un flash avec caches pour réduire la zone d’impact à 45° sur la gauche.
Un grand merci à Chloé Vollmer-Lo pour sa participation !
( son super site rempli de merveilles )




